Améliorer

L’amélioration de la connaissance (sources, origines, impact, localisation…) est un processus d’anticipation indispensable à l’élaboration de politique publique pertinente en matière d’amélioration de la qualité de l’air, en appui à la décision d’orientations ou d’actions. Bon nombre d’actions menées ont été programmées en lien avec le Plan Régional Santé Environnement 2 (PRSE 2).

L’axe 3 du PRSQA Rhône-Alpes 2011-2015 vise donc à améliorer les connaissances sur l’air par le biais d’études, de participations à des programmes de recherche, de partenariats ou des problématiques plus locales. Pour répondre de manière structurée et optimisée aux sollicitations croissantes des partenaires extérieurs, Air Rhône-Alpes s’est organisé à travers un programme d’amélioration des connaissances décliné selon 5 thématiques :

  • Améliorer la description territoriale
  • Améliorer les connaissances sur les thématiques spécifiques
  • Améliorer les connaissances sur l’exposition des populations
  • Améliorer les connaissances technologiques
  • Mettre en cohérence des outils avec les thématiques connexes et les territoires voisins

Bilan 2014

Améliorer la description territoriale

Si la description du territoire rhônalpin à l’échelle macroscopique est plutôt bien appréhendée et répond en grande partie à des obligations réglementaires, il persiste des zones de superficie réduite subissant des surémissions atmosphériques. Ces « points noirs environnementaux » nécessitent des investigations parfois poussées, dans l’objectif d’appréhender le risque sanitaire pour la population exposée.

Exemples d’études :

  • Création d’une plateforme régionale air/bruit, Orhane, en lien avec le partenaire Acoucité. En savoir +
  • Programme régional de surveillance des dioxines, Furanes et Métaux lourds. En savoir +
  • Suivi de la qualité de l’air à Pomblière (73). En savoir +
  • Mise en œuvre d’une cartographie annuelle des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques). En savoir +

Améliorer les connaissances sur les thématiques spécifiques

Le développement de méthodes ou le déploiement de métrologies spécifiques, parfois issues directement de laboratoires de recherche, sont des qualités pour lesquelles Air Rhône-Alpes est attendue en termes d’amélioration de connaissances. Notamment, le déploiement de techniques de mesure de la composition chimique des particules, afin d’en connaitre les sources, est un enjeu important dans un contexte de contentieux européen pour non respect des valeurs réglementaires sur les particules.

Exemples de projets :

  • Etude  sur l’impact des émissions suite à la modernisation des appareils de chauffage à Lanslebourg (73). En savoir +
  • Conférence de presse de décembre 2014 « Mieux identifier les sources des particules, une ambition portée par Air Rhône-Alpes et ses partenaires franco-italiens pour améliorer durablement la qualité de l’air » En savoir +

Améliorer les connaissances sur l’exposition des populations

Les travaux en vue de construire des bases de données pérennes et robustes ont été poursuivis, avec notamment l’objectif d’apporter des éléments scientifiques sur l’exposition des personnes au monde de la santé et de l’épidémiologie.

Exemples de projets :

  • Exposition aux pesticides par la voie aérienne :
    • Mise en évidence le bénéfice apporté par la mise en place de pratiques agricoles dans le cadre du plan Ecophyto (Ardèche 07) En savoir +
    • Suivi annuel des pesticides dans l’air ambiant dans l’Ain et la Drôme. En savoir +
    • Communiqué de presse « Pesticides : la voie d’exposition aérienne encore peu connue et non réglementée » En savoir +

Mettre en cohérence des outils avec les thématiques connexes et les territoires voisins

L’air n’ayant pas de frontière, la mise en cohérence d’outils, de méthodologies et de compétences avec nos voisins est un gage pour une meilleure prise en compte des problématiques atmosphériques. Les partenariats, notamment aux travers de financements européens (Programmes Interreg France Suisse, ou Alcotra France Italie), sont en place sur des aspects de partage de base de données, d’inventaires et de modélisation.

Exemples de projets :

  • Coopération franco-italienne pour améliorer les connaissances sur l’origine des particules. En savoir +
  • PARTAERA : projet franco-italien qui vise à améliorer les connaissances sur les origines des particules, polluant majeur de l’air et d’autre part à approfondir des questions métrologiques de part et d’autre de la frontière (méthode de mesure gravimétrique ou mesures automatiques). En savoir +

Améliorer les connaissances technologiques

Cette thématique s’est un peu étoffée au cours de l’année 2014 par des partenariats noués avec les acteurs économiques développant des appareils innovants. Par ailleurs, une réflexion sur les consommations énergétiques des stations de mesures de la qualité de l’air est menée, visant à identifier des actions à mettre en place pour limiter cette consommation.

Perspective 2015

L’année 2015 viendra achever la mise en œuvre du Plan Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air pour la période 2011-2015, adopté par Air Rhône-Alpes il y a 5 ans. Un bilan sera alors établi afin de mettre en lumière les acquis en matière d’amélioration de connaissance sur l’air. Les faiblesses seront également analysées. L’année 2015 sera alors mise à profit pour l’élaboration du programme de surveillance des 5 années suivantes (2016-2020).

2015 sera donc une année de transition entre deux stratégies de surveillance de la qualité de l’air. On voit d’ores et déjà poindre des thématiques encore peu abordées, voire nouvelles, avec son lot de défis à relever, en termes de fonctionnement, de communication, d’innovations : l’émergence massive de l’open data, d’un monde hyper-connecté, de la participation citoyenne à la mesure de la qualité de l’air par capteurs individuels et des services associés, traduisant une société en mutation rapide. Ces changements vont demander de fournir des informations temps réel, claires et vérifiables.  Il va donc falloir faire preuve d’adaptabilité et de réactivité tout en garantissant l’expertise d’Air Rhône-Alpes.

En attendant cette nouvelle programmation, 2015 verra la poursuite de travaux :

  • sur les polluants non réglementés en zones multi émettrices (sud Grenoblois, plateforme de Roussillon, sud lyonnais, programme de surveillance des dioxines et métaux lourds) ;
  • sur l’exposition des personnes, notamment aux pesticides par voie aérienne, ou en air intérieur ;
  • sur les particules : analyse de la composition chimique des particules, observatoire des Particules Ultrafines ;
  • sur les inégalités environnementales et de santé (METARESO régional).

Les coopérations transfrontalières seront poursuivies (Interreg France – Suisse, Alcotra France – Italie), et Air Rhône-Alpes se positionnera sur de nouvelles programmations ouvertes courant 2015, en privilégiant des sujets liant l’air, le climat et l’énergie.

Enfin, un axe d’innovations sera développé autour des miniaturisations d’instruments de mesures de la qualité de l’air ou dans le recueil de données numériques spatialisées, en soutien à des initiatives locales dans ces domaines.

Bilan d'activité

L’axe 3 représente un budget de 1 747 453 € en 2014 soit 33.3 % des charges directes allouées à la réalisation du PRSQA.