Surveiller

L’observatoire régional a pour objectif d’établir un ensemble de diagnostics de la qualité de l’air, quelque soit la thématique, le territoire et la période. Entre autres, il fournit annuellement les bilans réglementaires nécessaires à la France pour le rapportage européen.
Au fil des années, cet observatoire s’enrichit grâce à la construction d’un historique de résultats. Il permet ainsi la réalisation de diverses études, en particulier celles relatives à l’impact de la pollution sur la santé et sur les écosystèmes.

Comment fonctionne-t-il ?

L’observatoire régional est composé de différents outils qui permettent d’évaluer les situations vis-à-vis de l’air en tout point du territoire :

les mesures de qualité de l’air, annuelles ou ponctuelles, avec différents objectifs de surveillance
l’inventaire des émissions des différents polluants, ainsi que leurs localisations
les cartographies issues de la modélisation, permettant une estimation sur l’ensemble de la région

La combinaison de ces outils, encadrée par la réglementation mais aussi dimensionnée par les besoins locaux et les possibilités financières, permet de définir la stratégie de surveillance de la qualité de l’air, via des programmes quinquennaux.

Le fonctionnement pérenne de l’observatoire, conditionné par la participation financière annuelle des adhérents, assure sa richesse scientifique : historique de données, continuité dans la surveillance, adaptation régulière aux enjeux…

Un socle pour les activités d’Air Rhône-Alpes

L’observatoire régional fournit des diagnostics initiaux et les enjeux de territoire associés, situation de départ sur laquelle reposent les réflexions des plans et programmes. Les différents outils qui constituent l’observatoire permettent des travaux prospectifs visant l’évaluation de l’efficacité des actions envisagées.

Il permet de procurer les données et historiques de référence, appuis nécessaires aux études d’investigation dans le cadre de l’amélioration des connaissances.

Les résultats de l’observatoire sont tous destinés à l’information du public, qu’elle soit quotidienne, annuelle, ponctuelle, ou pour toute communication plus experte relative aux enjeux de pollution atmosphérique.

Les outils de modélisation permettent de communiquer quotidiennement une carte régionale de prévision de la qualité de l’air, grâce à laquelle les alertes sont déclenchées en cas d’épisodes de pollution. Les stations de mesure vérifient en continu l’état de la situation, et peuvent aussi détecter des pollutions ponctuelles et servir de sentinelles dans le cas d’incidents (Cf situations d’urgence).

 

Bilan 2014 : développement de l’observatoire pour une meilleure surveillance, amélioration des outils pour une meilleure comparaison des résultats

Comme le prévoit le Plan Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air (PRSQA 2011-15), la rénovation du réseau fixe ainsi que l’amélioration de la surveillance se sont poursuivies grâce à la finalisation de plusieurs projets :

  • Création d’une station urbaine sous influence trafic dans l’agglomération de Chambéry (à gauche)
  • Déplacement de la station « trafic » du périphérique Laurent Bonnevay à Lyon (à droite)
  • Renforcement de la station urbaine d’Annemasse suite à l’arrêt temporaire de celle de Gaillard (travaux de la liaison ferroviaire)

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D’autres projets relatifs aux stations de mesure sont encore en cours sur Lyon, St-Etienne et Annemasse et déboucheront en 2015.

Grâce à des investissements majeurs, l’observatoire s’est doté de premiers appareils automatiques pouvant caractériser la nature des particules fines : grâce à ce complément de surveillance, la nature et donc les sources des poussières pourront être évaluées. Lors d’épisodes de pollution, cette information pourra mieux guider les autorités dans les actions de réduction à mettre en place.

Les travaux d’amélioration des inventaires et des modèles sont continus afin d’obtenir une évaluation toujours plus précise et juste de l’état de la qualité de l’air. L’adaptation de notre méthode de comptabilisation des émissions est en cours de finalisation pour être compatible avec une méthode nationale qui rendra nos résultats plus homogènes entre les AASQA des différentes régions mais aussi avec les résultats donnés au niveau français. Concernant le besoin de quantification des impacts de la pollution atmosphérique, la méthode de calcul de l’exposition de la population aux dépassements réglementaires a été homogénéisée au niveau national grâce à des travaux collaboratifs entre les Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) et le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) : les chiffres communiqués sont dorénavant plus comparables entre région.

Les résultats fournis par l’observatoire se sont étoffés avec une cartographie régionale supplémentaire qui sera disponible chaque année : il s’agit de celle concernant la moyenne annuelle des particules fines PM2,5 qui vient en complément de celles disponibles pour les PM10. Des travaux sont en cours pour faire une cartographie analogue concernant le benzo(a)pyrène, traceur de la famille chimique des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques).

Il faut aussi noter que les modalités de reporting des résultats de qualité de l’air de la France au niveau européen ne cessent de se renforcer en intégrant des technologies informatiques : de régulières adaptations doivent être conduites tant au niveau de notre organisation que de nos outils, en lien avec le LCSQA et le Ministère de l’Ecologie, du Developpement Durable et de l’Energie (MEDDE).

Perspectives 2016 : en chemin vers un nouveau PRSQA 2016-2020… commun avec l’Auvergne !

Le programme d’optimisation du réseau de stations de mesures sera à redéfinir en fonction du nouveau zonage qui sera adopté pour le territoire Rhône-Alpes/Auvergne. Comme le précédent, ce programme sera déterminé pour 5 ans et devra intégrer et planifier les travaux qui n’ont pas pu aboutir antérieurement. La stratification du réseau devra aussi être retravaillée pour identifier le nouveau réseau réglementaire minimal et affecter différentes fonctions à chaque mesure pour une meilleure gestion des stations.

En parallèle, il faudra arriver à faire converger les systèmes informatiques de récupération, transmission et gestion des données, le tout en lien avec la nouvelle base de données nationale (Géod’Air) qui est attendue, mais aussi de manière à répondre aux exigences de la directive INSPIRE. Là encore, il faudra s’adapter aux éventuelles évolutions des 2 plateformes régionales que sont GEORHONEALPES, portail de l’information géographique en Rhône-Alpes et le Centre Régional Auvergnat de l’Information Géographique (CRAIG).
Le travail de modélisation devra dans un premier temps s’astreindre à obtenir un outil opérationnel et homogène sur un territoire à la fois vaste et contrasté, laissant présager des ajustements techniques et de moyens. Il en sera de même pour les inventaires des émissions.
Au niveau des diagnostics enfin, ils seront revus, ajustés et complétés, pour tenir compte du nouveau territoire régional. Quant au reporting européen, le contenu et les analyses devront aussi s’adapter compte tenu du nouveau zonage, tout en continuant à intégrer les évolutions des modalités.
La nouvelle équipe continuera à participer aux travaux nationaux en lien avec le LCSQA pour une meilleure harmonisation des pratiques et se conformera aux exigences réglementaires nationales.

Bilan d'activité

L’axe 1 représente un budget de  2 346 610 € en 2014 soit 44.7 % des charges directes allouées à la réalisation du PRSQA.

Le réseau de mesure

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 Cartographies :

  • Sur les 5 polluants à enjeux, 4 disposent d’une information spatialisée sous forme cartographique : PM10, NO2, O3 et PM2,5
  • La cartographie concernant le Benzo(a)Pyrène est attendue pour 2015
  • En 2014 et pour les polluants susceptibles d’être concernés par des dépassements réglementaires, 7 valeurs réglementaires sur 8 sont couvertes par cartographies.